Aide aux clubs sportifs

Retrouvez l’intervention de Pierre Bérat lors du conseil municipal du 1er juillet 2019 :

Merci, Monsieur le Maire.

Notre Conseil municipal est amené à se prononcer sur les premières attributions de subventions aux clubs sportifs dans le cadre du nouveau dispositif Trait d’Union.

Notre groupe des élus Les Républicains et apparentés va approuver ce rapport, puisque nous soutenons le soutien financier aux petits clubs sportifs, pour lesquels la vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille et pour lesquels l’engagement de bénévoles sert l’intérêt général, en rendant possible des activités utiles pour la forme physique, la convivialité de notre cité et la formation de notre jeunesse.

À l’occasion de ce rapport, j’aurai toutefois une remarque et une interrogation.

La remarque porte sur les critères que vous avez posés dans la délibération de janvier 2019 créant le dispositif Trait d’Union. Des critères censés viser à sélectionner les projets proposés par les associations en fonction de leur caractère innovant par rapport à de grands objectifs de politiques publiques : la mixité femmes-hommes, l’insertion des publics fragiles, les actions écoresponsables et d’autres encore.

J’avais alors fait remarquer que ces critères étaient peut-être un peu étroits et qu’il était dommage qu’il ne soit pas possible via Trait d’Union d’aider des clubs tout simplement pour leurs innovations ou leurs efforts dans leur activité sportive, cœur de métier, car, comme je l’ai dit, j’ai conviction que l’objet social des petits clubs répond déjà en tant que tel à un intérêt général pour la collectivité.

Monsieur CUCHERAT, Adjoint aux Sports, avait alors répondu assez sèchement à cette ouverture et à notre proposition d’amendement.

Je constate aujourd’hui que, pour certains projets retenus, il est difficile de voir en quoi ils remplissent au moins l’un des critères de votre délibération. Il semble bien que certains ont été retenus uniquement pour leur intérêt sportif.

Alors, je ne le conteste pas, puisque j’appelais à une telle vision large, mais je fais juste remarquer que, d’une part, cela ne valait pas les propos incisifs de Monsieur CUCHERAT en début d’année, puisqu’il se range à notre position finalement. D’autre part, on peut quand même souligner qu’il est dommage d’inscrire des critères si c’est pour ne pas les respecter. C’est un peu un mal français. On pose beaucoup de règles, mais on ne les applique pas par la suite. Si vous élargissez la vocation de Trait d’Union, autant le dire dans le règlement, ne serait-ce que par équité entre les clubs.

Mon interrogation ensuite, on peut s’étonner de trouver dans la liste des structures bénéficiant de subventions deux Offices des Sports d’arrondissement. Nous avions compris que l’aide de Trait d’Union était pour les associations supports de petits clubs sportifs. Alors sans doute que les OFFISA peuvent mener des actions intéressantes, mais ne faut-il pas, compte tenu de l’ampleur des besoins et des moyens limités consacrés à Trait d’Union, focaliser notre appui financier sur les associations ?

À moins que vous ne souhaitiez, comme c’est le cas avec les conseils de quartier pour la démocratie participative, mener une certaine municipalisation du sport de proximité.

Je vous remercie.

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