35 h et service minimum dans les cantines

Retrouvez l’intervention de Laurence Balas lors du conseil municipal du 23 septembre 2019 :

Monsieur le Maire,

La loi sur la transformation de la Fonction publique a été promulguée en août dernier. Elle prévoit notamment à l’article 47, la fin de la dérogation (qui datait de 1984) à la durée hebdomadaire du travail, soit le respect des 35 heures dans les collectivités locales, chose que vous vous êtes toujours refusé à envisager, jusqu’à maintenant, contrairement à beaucoup d’autres collectivités qui ont pris ce dossier à bras-le-corps. Cela devient donc obligatoire, mais heureusement pour vous, malheureusement pour notre ville, cela ne sera obligatoire qu’après le renouvellement de notre assemblée, avec un délai maximum de mise en place d’un an (ce qui peut nous emmener jusqu’en mars 2021).

Une étude récente révèle qu’à ce jour, il reste encore environ 25 % des collectivités locales qui ne sont pas en règle avec la loi. Les plus grosses collectivités étant les plus mauvaises élèves ! Cette étude montre également que lorsque le passage aux 35 heures se fait dans la concertation (et non pas en force), une amélioration de l’organisation interne et un meilleur service au public sont constatés.

Espérons que le prochain maire de Lyon soit plus réactif que vous et lance enfin ce chantier important !

En revanche, l’article 56, lui, est applicable immédiatement et il est très intéressant : il prévoit l’encadrement du droit de grève de certains services municipaux, essentiels pour nos concitoyens comme les crèches et les cantines scolaires. La recherche d’un accord avec les partenaires sociaux est demandée pour mettre en place un service minimum afin de garantir la continuité du service public. À défaut d’accords après une période d’une année, l’organe délibérant pourra statuer seul sur cette mise en place.

Depuis plusieurs années, les parents des petits Lyonnais scolarisés dans les écoles publiques sont confrontés à des grèves récurrentes. L’an dernier, plus de 36 % des quelques 140 jours de restauration scolaire ont connu un mouvement de grève.

Si le droit de grève est légitime, il est néanmoins lourd de conséquences pour l’organisation de la vie quotidienne, de la vie professionnelle, de la vie familiale.

Alors je sais que vous êtes occupé à poser des bacs à fleurs sur les couloirs de bus et les pistes cyclables de la Presqu’île, mais il y a d’autres sujets encore plus importants pour les Lyonnais, celui-ci en est un pour leur vie quotidienne. Monsieur le Maire, je vous le demande, quand lancez-vous les discussions sur la mise en place de ce service minimum ?

Je vous remercie.

 

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