Clos Jouve

Nous avons plusieurs remarques et questions. Sur les modalités de concertation : pour le moment on reconnaît pleinement que vos efforts sont bien au rendez-vous, la variété des moyens mis en place sur ce dossier notamment la plateforme civocracy qui est une expérience que je trouve personnellement très intéressante. Il y a beaucoup de choses à faire dans ce domaine. Je suis un petit peu étonné de constater que vous éprouviez encore quelques difficultés dans les réunions de concertation à répondre à toutes les questions qui vous sont posées. En particulier celle-ci qui porte sur la suppression éventuelle des places de stationnement. Cela a été le cas lors de la réunion du 5 avril dernier à la MDA. Il n’y a pas de sujets tabous dans le cas d’une concertation publique. Il faut répondre et expliquer vos choix qui procèdent ou non d’une stratégie globale. C’est tout à fait entendable. Il faut vraiment répondre aux personnes qui nous interpellent. Vous ne l’avez pas fait pour le cours d’Herbouville, tachez de le faire pour le clos Jouve, même si l’impact dans ce domaine est limité. J’espère d’ailleurs que la réunion de concertation qui va avoir lieu prochainement, le 4 juillet, sur le cours d’Herbouville avec les riverains leur apportera les réponses à leurs questions. Sur les moyens financiers, je note d’abord que le projet initial de 2012 était beaucoup plus modeste, 200 000 €. Je me réjouis qu’on ait pu multiplier finalement par sept, si je comprends bien, les moyens publics au point d’arriver à la somme globale de 1 450 000 €. Et ce en première instance. A quelle somme devrait-on arriver à la livraison de la place ? J’espère que ce sera la même somme. Toujours sur les modalités de financement. Je comprends que cette opération est rendue possible grâce à l’aide de la Métropole, que je remercie ici. Je ne sais pas si toutes les opérations de réaménagement d’espace public bénéficient d’une telle manne mais on se réjouit avec les Croix-Roussiens. Sur le plan de financement prévisionnel, on note une participation de 300 000 € à partir de 2020, l’année de clôture du mandat, dans trois ans donc. Est-ce que c’est bien opportun de décaler aussi loin ce financement ? Sur le lieu et les éléments d’histoire qu’il semble pertinent de préserver. Vous avez dit que vous alliez consulter les riverains, les commerçants et autres. Nous sommes élus et donc nous allons vous dire ce que nous pensons sur cette question-là. Bien sûr, on est à l’écoute de la concertation et des propositions du cabinet d’études qui a été mandaté pour un montant de 170 000 €. On pense que le rendu sera pertinent et de qualité. On le souhaite. Pour autant nous espérons qu’il y aura une prise en compte forte du fait que le Clos Jouve, et vous l’avez dit, est un lieu chargé d’histoire, à plusieurs titres. C’est un haut lieu de la boule lyonnaise : c’est au clos en effet qu’a été créée en 1850 la première société de jeu de boules. Plus tristement, c’est au clos qu’a été fusillé le malheureux commandant Arnaud, symbole de la troisième république. Et enfin, c’est le lieu de cette légende, celle de la Fanny, cette croix-roussienne légère, présente sous forme d’une sculpture qui mériterait d’être mise en valeur et il faut le dire réalisée par une femme. Avec mes colistiers, je souhaite qu’au final ces éléments puissent être mis en valeur au sein d’un ensemble cohérent en limitant les coûts et en redonnant à cet espace le lustre qu’il a perdu ces vingt dernières années.

 

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