Commerces : assurez la liberté de circuler et commercer

Retrouvez l’intervention de Dominique Nachury lors du conseil municipal du 18 novembre 2019

Merci, Monsieur le Maire.

La situation du commerce de notre centre-ville et de ses abords est préoccupante :

Mouvement des gilets jaunes qui dure maintenant depuis un an, travaux que vous avez finalement décidé d’entreprendre en même temps ont un impact très fort sur la viabilité de nos commerces.

Avec le développement du commerce en ligne, il provoque un changement d’habitude de la part des consommateurs, qui sera sans doute compliqué à inverser.

Au vu de ce qui s’est encore passé samedi, alors même qu’il était interdit de manifester en centre-ville, nous disons très clairement que nos commerces ne survivront pas à une prolongation d’un mouvement qui empêche soit physiquement soit psychologiquement les consommateurs de venir faire leurs achats.

L’urgence est bien que le gouvernement assure la liberté de circuler et de commercer, et c’est là le plus important.

Dans cette délibération, aujourd’hui, il s’agit de répartir 85 % de la modeste aide gouvernementale obtenue dans le cadre de l’appel à projets lancé par l’État pour accompagner financièrement les actions de redynamisation commerciale suite aux impacts du mouvement des gilets jaunes.

Je dis « modeste » car il faut bien reconnaître que 150 000 euros à l’échelle des millions d’euros de manque à gagner qu’ont connus les commerces de la Presqu’île et des 3e et 7e arrondissements, principalement impactés par les manifestations à répétition, 150 000 euros, c’est peu ; même si vous ajoutez les 30 000 euros de la Ville et les 70 000 euros de la Métropole, ce n’est toujours pas beaucoup.

Je voudrais revenir sur cette idée des 700 000 euros d’aides. Un nouveau converti en avait déjà parlé à la Métropole et je vois que Madame BOUZERDA en reparle aujourd’hui. Je crois qu’il faut oser la vérité.

Ce ne sont pas 700 000 euros qui sont sortis, mais ce sont plutôt 500 000 euros, puisqu’il y a 200 000 euros qui sont une renonciation à l’augmentation des redevances d’occupation du domaine public. Je ne sais pas si l’on peut compter la renonciation à l’augmentation comme étant un effort. D’ailleurs, on pourrait poser la question : est-ce qu’en 2020, on renoncera à nouveau à augmenter les redevances ?

Sur le reste, c’est plutôt une aide sous forme de renonciation aussi à une recette pour les kiosques de la place Bellecour et pour des terrasses. Nous répétons que ce ne sont pas les cafés et les commerces de restauration, soit ceux qui ont la possibilité d’avoir une terrasse, qui ont le plus souffert.

Je voudrais également rappeler plusieurs demandes.

Pierre BÉRAT vous avait demandé ici même le 1er juillet de prendre exemple sur Valence en proposant une exonération de la taxe sur la publicité extérieure. Pas de réponse.

À la Métropole, Stéphane GUILLAND, le 8 juillet, et moi-même, le 4 novembre, avons questionné le Président de la Métropole pour savoir où il en était quant à ses promesses de fonds pour venir en compensation des pertes de chiffre d’affaires subies et la minoration de la cotisation foncière des entreprises. Là encore, pas de réponse.

Je crois que nous avons trouvé, Monsieur le Maire, Monsieur le Président de la Métropole, ce qui vous rassemble : pas de réponse.

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