De la politique sociale de la future Métropole

Monsieur le Président, mes chers collègues, ce rapport 2014-0451 proposant d’approuver des avenants à des conventions du Conseil général dans le cadre du RSA concrétise le travail de continuité et d’adaptation dans ce passage à la Métropole. Vous l’avez dit, Monsieur le Président, cette séance est historique puisque dernière de la Communauté urbaine de Lyon. Cela permet d’insister sur ce qui doit être sans cesse présent à l’esprit, nous créons une nouvelle collectivité. Elle a des compétences issues du Conseil général et de l’EPCI, compétences assez éloignées car de solidarité pour l’un et de développement et aménagement pour l’autre.

Il nous faudra donc additionner 2 cultures et vous avez souligné, Monsieur le Président, que la culture du social était plutôt ignorée du Grand Lyon. Dans cette instance singulière et solennelle, je voudrais faire part de 2 certitudes.

Le social si l’on peut ainsi nommer l’ensemble des missions de solidarité du Conseil général n’est pas que technique et comptable. J’ai vu passer beaucoup de tableaux et de chiffres mais peu des réalités de ces politiques, peu de l’humain dont vous parlez.

Certes les personnels du territoire du Conseil général vont poursuivre leurs actions et au passage on peut souligner la pertinence de la territorialisation ancienne voulue par le Rhône. Mais au-delà des dispositifs et des coûts, il y a la politique sociale et donc le sens donné. J’attends donc cette politique métropolitaine qui relève des élus, de leurs choix, de leurs priorités, leurs implications aussi. Je ne sais pas si elle se prépare dans la discrétion mais il faudra pouvoir en débattre et la faire partager par l’ensemble des élus communautaires devenus métropolitains.

Seconde certitude, la politique sociale métropolitaine devra tenir compte de 2 paramètres qui doivent être des atouts. D’abord, la possibilité ouverte de coordonner le social avec d’actuelles compétences de l’EPCI, c’est vrai pour l’insertion qui rencontre le développement économique et pour le logement social où la production rencontre l’accompagnement social lié au logement. Mais il y a de l’objectif à la réalité bien du chemin à faire pour lequel nous avons peu d’indications.

Monsieur le Président, les bénéficiaires du RSA sont le plus souvent très loin de l’emploi pour de multiples raisons de vie.

Nous rêvons tous d’une vision unique pour une personne ou une famille en difficulté et donc d’une réponse coordonnant et mettant en œuvre tous les dispositifs. C’est un immense défi.

Second paramètre-atout la grande évolution de la politique sociale se fera avec le bloc communal. Ce travail a été conduit, c’était certes modeste mais ça existait, par le Conseil général, d’abord pour le fonds d’aide aux jeunes avec les commissions communales pour mutualiser l’instruction et coordonner les aides, de même pour la prévention spécialisée avec les protocoles communaux définissant à partir d’un état des lieux partagé les objectifs prioritaires -je n’avais pas eu beaucoup d’engagement de la Ville de Lyon-.

La Métropole pourra et devra agir en ce sens, c’est aussi un défi qui conditionne la réussite d’une métropole qui doit garantir une action publique plus cohérente, plus efficace et plus économe.

Je vous remercie.

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