École : quand se soucie-t-on de l’intérêt de l’enfant ?

École : quand se soucie-t-on de l’intérêt de l’enfant ?

Myriam FOGEL-JEDIDI

Je ne m’attendais pas de Monsieur CORAZZOL autant d’hypocrisie quand il a le toupet de justifier la fermeture de l’école Lévi-Strauss pour souci de faire respecter l’intérêt supérieur de l’enfant.  Mais quel culot !

Alors que Monsieur CORAZZOL ne se préoccupe pas des enfants de l’école Michel Servet et des risques sanitaires auxquels ils sont exposés, du fait des taux élevés de pollution au sein même de l’école conduisant à la fermeture de deux classes et de la cour de récréation.

Alors que Monsieur CORAZZOL ne se préoccupe pas de sécuriser la cour de récréation de l’école maternelle Lamartine ne répondant pas aux exigences de sécurité renforcée dans le cadre du plan Vigipirate.

Monsieur CORAZZOL, pour des questions d’économie budgétaire mais aussi semble-t-il dans le cadre d’un projet qui est aussi et peut-être d’abord immobilier, prétend vouloir fermer l’école Lévi-Strauss évoquant d’imaginaires risques de sécurité.  Quel culot !

Fermer une école et envoyer les enfants dans trois écoles différentes, alors même que deux d’entre elles sont connues pour ne pas répondre aux exigences de sécurité, voilà une décision déraisonnable.  S’il était attaché à l’intérêt supérieur de l’enfant, cela se saurait, il aurait depuis longtemps pris les mesures nécessaires et affecté les budgets adéquats pour réaliser des aménagements à Lamartine et Michel Servet.  Mais pour cela, il faudrait qu’il ait la volonté de veiller à ce que les familles puissent rester dans l’hyper-centre, ce qui ne semble pas être le cas au vu de toutes les décisions prises compromettant leur devenir et dissuadant ceux qui auraient l’idée de s’installer.  Il ne mettrait pas dehors des enfants attachés à l’amitié qu’ils ont nouée avec les camarades de classe et l’équipe éducative. Il ne mépriserait pas non plus les parents et son personnel.  Il ne chercherait pas à radier cette école atypique, à taille humaine, qui m’a fait penser lorsque je la visitais aux écoles Montessori, par sa taille et l’humanité qui s’en dégage. Les enfants s’y plaisent, l’équipe éducative et le personnel aussi.  S’il avait à l’esprit l’intérêt supérieur de l’enfant, il ne mettrait pas dans le désarroi autant de familles et ne chercherait pas non plus à compliquer leur quotidien en les éloignant de leur domicile.  Non, bien au contraire, il aurait pris soin d’être à l’écoute des acteurs de ce dossier. Mais cela n’est pas de sa capacité, parce que cela l’obligerait à avoir non pas le souci de la calculatrice, mais l’intelligence du cœur.

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