Ecole : rythmes scolaires, classes de 12 élèves, où va-t-on ?

Monsieur le Maire, mes chers Collègues,

Au titre des engagements du nouveau Président de la République, la liberté donnée aux communes en matière de rythmes scolaires et la réduction à 12 élèves par classe de CP et CE1 en REP et REP+ ont un impact direct sur l’organisation – et les finances – des communes.

Ce dossier sur le volet extra-scolaire du PEDT est donc l’occasion d’envisager les conséquences de ces deux mesures au niveau lyonnais.

Concernant la réduction des effectifs en CP et CE1, le Ministre de l’Education a confirmé que cette mesure serait applicable dès la rentrée 2017, soit dans 3 mois.

Nous le savons, l’enfer est souvent pavé de bonnes intentions, et il y a donc un certain nombre de questions assez concrètes qui se posent aujourd’hui.

Combien de classes sont concernées à Lyon ? Quelles sont les contraintes pour la ville et notamment en termes de locaux ; les écoles de la ville sont déjà bien occupées, on le voit à travers la création d’écoles provisoires que vous nous proposez régulièrement, aussi quelles solutions envisagez-vous aujourd’hui pour loger ces classes supplémentaires ? Et quel en sera le coût induit pour la ville puisque nous imaginons déjà qu’il y aura une dépense exceptionnelle que M. BRUMM nous présentera dans le compte administratif de l’année prochaine ?

Concernant la réforme des rythmes scolaires, un décret devrait au cours de l’été en préciser les évolutions possibles. Nous ne pouvons que nous réjouir d’une telle évolution. Nous n’avons eu en effet de cesse de dénoncer les effets désastreux de cette réforme et ce dès sa mise en place par un gouvernement que vous souteniez encore à l’époque.

Désastreux pour les finances de la Ville, Laurence BALAS l’a maintes fois dénoncé, il n’est pas utile d’y revenir.

Désastreux pour le budget des familles qui ont dû faire face à cette dépense nouvelle… l’école publique gratuite n’est plus.

Désastreux pour nos enfants, le choix d’une coupure de deux jours et demi, est le pire choix en termes de rythme de l’enfant.

Et désastreux socialement puisqu’il a été démontré que dans les quartiers défavorisés où ces activités pourraient trouver leur sens, le taux d’enfants inscrits est plus faible qu’ailleurs et souvent malheureusement bien inférieur à 50%.

Considérant ces points, une évolution de l’organisation des rythmes scolaires à Lyon s’avère donc plus que nécessaire. Les inscriptions pour l’année scolaire 2017/2018, vous venez de le dire, Madame l’Adjointe, étant pour la ville de Lyon largement enclenchées, nous comprenons qu’un certain statu quo puisse perdurer pour l’année prochaine. Vous venez de nous dire que vous étiez heureuse de nous annoncer ce statu quo. Je ne suis pas certain que ce soit une bonne nouvelle pour les enfants, mais les raisons techniques l’emportent, je vous l’accorde.

En revanche, nous ne comprendrions pas que notre ville ne mette pas à profit les mois qui viennent pour proposer aux Lyonnais à la rentrée 2018 une organisation des rythmes scolaires qui réponde, et l’ordre est important, aux intérêts des enfants, aux intérêts des familles et aux contraintes financières de la ville de Lyon.

A ce stade, nous souhaiterions connaitre vos intentions.

Vous l’avez vu Monsieur le Maire, cette intervention est pragmatique, je n’ose dire constructive, elle pose deux problèmes et quatre questions, il nous serait agréable d’entendre vos réponses. Je vous en remercie par avance.

 

Je vous en remercie par avance.

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