Logement : Collomb et Kimelfeld veulent réparer leurs erreurs

Alors qu’ils sont aux responsabilités depuis 18 ans,

Qu’ils ont imposé la hausse des loyers des logements privés par leur politique d’aménagement urbain,

Qu’ils ont négocié toutes les aides gouvernementales au logement pour les répartir sans tenir compte des besoins,

Qu’ils ont passé sous silence les disparités territoriales des logements sociaux pour s’acheter des soutiens politiques et conserver leurs postes,

Messieurs Collomb et Kimelfeld découvrent avec désolation la conséquence de leurs politiques. Ils s’inquiètent aujourd’hui du caractère excluant de notre agglomération dans laquelle les classes moyennes et populaires n’ont plus la capacité de loger dignement leur famille.

Cette situation est malheureusement connue depuis longtemps :

  • le 21 mars 2016, Gilles GASCON, maire de Saint-Priest rappelait au moment où la Métropole faisait le choix d’un plan 3A à la baisse après l’avoir arrêté en juin 2015, qu’il ne fallait pas diminuer l’aide aux familles modestes et renouvelait la demande de notre groupe du maintien de l’aide à la primo-accession, véritable dynamique de développement des territoires et facteur important de la mixité sociale
  • le 27 avril 2018, Alexandre VINCENDET, maire de Rillieux-la-Pape, dénonçait cette situation : « La Métropolisation devient gentrification. La croissance constante des prix de l’immobilier dans les métropoles exclut peu à peu les classes moyennes et populaires. Cette migration immobilière se réfugie dans les périphéries, laissant les classes plus aisées profiter des avantages de la métropolisation »
  • le 21 janvier 2019, Laurence BALAS, conseillère municipale de Lyon, mettait en exergue la baisse du nombre de fonctionnaires travaillant pour la ville de Lyon et habitant en même temps à Lyon. Démontrant ainsi que les travailleurs sont dans l’obligation de s’éloigner de leur lieu de travail à cause de la cherté du logement.

Parmi les 17 agglomérations de province, de 11e ville la plus chère de France en 1997, la Métropole de Lyon est passée à la 3e position en 2018 ! Un classement dont ne se vantent guère Messieurs Collomb et Kimelfeld pourtant si prompts à se féliciter d’habitude…

Sous cette majorité la Métropole de Lyon est devenue une citadelle imprenable, une ville réservée aux classes les plus favorisées et aux quelques bénéficiaires du parc social.

La majorité se réveille à l’approche des élections, mais pourquoi ne pas avoir agi plus tôt comme nous le demandions ?

A travers :

  • la réorganisation des offices publics pour une meilleure efficacité du logement social,
  • un plan fondé sur la qualité de vie autour de la construction quantitative des logements,
  • une stratégie de réserve foncière avec la création d’un office foncier sur l’ensemble de la Métropole pour assurer des logements abordables,
  • l’ouverture du dispositif d’aide à l’accession à la propriété aux partenaires privés

Loin des petites phrases entre les ex-amis macronistes Collomb et Kimelfeld, la Métropole a besoin d’une ambition forte pour assurer à ses habitants des conditions dignes et abordables de logement.

Philippe COCHET                                                             Stéphane GUILLAND

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