Logement social

Cette délibération qui fixe les objectifs en matière de logement social, est bien évidemment très importante. Elle marque un sur volontarisme de la Ville pour les années qui viennent. Comme vous l’avez dit, il s’agit de dépasser les objectifs que nous fixe la loi et dans le cadre de la mutualisation avec le Grand Lyon, nous nous rendons compte que la Ville de Lyon va faire plus que de compenser les déficits enregistrés dans certaines communes autour de Lyon. Il s’agit d’une décision qui est tout de même lourde à prendre. Quand nous parlons de logement social, parlons clairement pour éviter les anathèmes et autres attaques frontales. Il est utile et nécessaire à une bonne partie de nos concitoyens. Simplement, nous savons que la densification excessive et la concentration de logement sociaux peut poser un certain nombre de problèmes. Il faut être vigilant sur cette question notamment s’il n’est pas accompagné plus globalement au plan de la Ville. Les remarques que je voudrais faire se portent d’abord sur les pourcentages qui nous sont donnés. Vous continuez à raisonner en arrondissement et en ville, mais je pense qu’encore une fois nous allons devenir une collectivité nouvelle avec la Métropole. Le moment est venu d’apprécier ce pourcentage au niveau de l’ensemble de la Métropole et nous verrons alors ceux qui sont en retard et ceux qui seront peut-être comblés au niveau de l’ensemble du territoire métropolitain. Le deuxième point, dans cet objectif de sur volontarisme que vous affichez, nous avons demandé à avoir le détail par arrondissement. Comment déclinez-vous ces objectifs par arrondissement, que je sache aujourd’hui ces informations ne nous ont pas été fournies. Nous ne pouvons pas nous donner des objectifs comme cela sans savoir comment cela se décline au niveau de nos arrondissements. Ce manque d’information est bien évidement préjudiciable. Troisièmement, le logement social oui, par contre se pose la question du peuplement dans ce logement social et de l’accompagnement, des équipements et des services publics qui doivent accompagner, pour que les choses se passent bien. Je ne suis pas certain que les objectifs encore une fois très volontaristes soient accompagnés d’un développement urbain et des équipements nécessaires. Nous ne pouvons pas avancer que d’une jambe mais bien des deux. Si vous ne le faites que d’une jambe cela va forcément poser un problème. Le dernier argument, vous ne cessez de nous dire attention les dotations vont diminuer, nous ne pourrons plus investir comme nous voulons aussi bien au Grand Lyon qu’à la Ville. Dans Lyon, ce volontarisme en matière de logement social, se fait, certes par des opérations neuves mais aussi par l’achat de beaucoup d’appartements dans « le diffus » a un coût très élevé. Parfois lors de comités au Grand Lyon, nous avions eu comme explication que pour l’achat d’un logement de ce type-là, nous aurions pu avoir 5 logements ailleurs dans le Grand Lyon. Dans une période de restriction des moyens de la collectivité il faut se poser cette question et chercher à optimiser l’investissement pour qu’avec le même euro nous puissions faire plus de logements. Pour tous ces arguments et face au manque d’informations de la façon dont tout cela va se décliner par arrondissement, nous allons nous abstenir sur cette délibération Je reviens sur le logement social, puisque moi non plus je n’ai pas pu terminer. Je dirais que de nous faire taire ne couvrira pas vos mensonges, puisque dans mon intervention, je n’ai jamais dit que nous étions contre le logement social, et je tiens à le rétablir. Deuxième contre vérité, il y a eu du logement social dans le 3ème arrondissement, et je pense qu’avant votre arrivée ou celle de Gérard COLLOMB, le phare du monde comme je le disais. Ne serait-ce que par reconnaissance pour les personnes qui s’en sont occupées comme Geneviève ACHARD ou Joëlle LEONHARDT, je pense que cela serait bien de ne pas colporter des contres vérités car il y a eu un certain nombre de programmes de logements sociaux. Je l’avais dit en introduction, mais je vois que cela ne suffit jamais, il ne faut pas déformer nos propos. Quant à votre leçon de français sur les banlieues, la seule chose que j’ai dite et pour rebondir sur ce que disait notre collègue Rolland JACQUET, la seule question qu’il faut se poser est qu’aujourd’hui, dans un contexte de finances publiques contraint, il faut faire du logement social à un endroit alors que nous pourrions en faire cinq fois plus ailleurs. Je pense que c’est une question que tout le monde doit se poser par rapport aux besoins qui ont été soulignés. Sur la charte des conseils de quartier, je voulais dire à M. HITZ que nous allons bien évidement la voter, car c’est un des amendements que nous avions proposé quand vous avez présenté la charte. Il me semble que de ne pas fixer des règles pour l’élection du bureau, c’était dangereux et je pense M. HITZ, que vous feriez mieux d’écouter un peu plus souvent l’UMP et que nous avancerions beaucoup plus vite et que nous ne serions pas dans une démarche expérimentale et de tests permanents. Nous pourrions ainsi nous occuper des dossiers plus importants, écoutez-nous quand nous parlons, nous avons souvent les bonnes idées..

 

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