Logement social : une approche purement comptable

C’est ce que nous dénonçons depuis le début de ce mandat et aujourd’hui, une fois encore, la réalité nous donne malheureusement raison.

Il ne s’agit pas de méconnaître les besoins en logements sociaux et de refuser d’en construire d’autant que près de 70% de la population française est éligible à ce type de logement.

Il s’agit de le faire intelligemment et de ne pas recréer des ghettos dont la rénovation coûte aujourd’hui des milliards. Dans cet exercice, nous avons le sentiment que le Maire de Lyon veut être le bon élève de la classe. La preuve, alors que l’objectif était de réaliser 4 800 logements sociaux à Lyon entre 2014 et 2016, ce sont 5 991 qui l’ont été.

Le double problème, c’est que d’une part les équipements publics qui doivent accompagner ces constructions (écoles, terrains de sport, gymnases, structures de loisirs) ne suivent pas et que d’autre part, ces constructions se font dans des arrondissements et des quartiers où le taux de logement social est déjà très élevé.

C’est la raison pour laquelle nous nous sommes opposés aux projets Patay et St Vincent de Paul sur le quartier du Grand Trou Moulin à Vent dans le 8e. Et c’est aussi pour cela que nous nous opposons systématiquement à tout financement de nouveaux logements sociaux dans des zones où le taux est déjà de 25%, seuil fixé par la loi.

Plutôt que la quantité, prônons la qualité !

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