Musée urbain Tony Garnier

Intervention de Stéphane Guilland lors du conseil municipal de Lyon du 29 janvier 2018 à propos du musée urbain Tony Garnier

Forcément Monsieur le Maire, vous savez qu’il m’est toujours très agréable d’évoquer devant vous les dossiers relatifs au 8e arrondissement et ce d’autant plus quand il s’agit ni de parler de logement social, ni de tranquillité publique, ni de manque d’équipement public, j’en passe et des meilleurs.

La culture est une valeur centrale de notre arrondissement, vous vous souvenez tous de mon combat contre le déménagement de la Maison de la Danse, vous connaissez tous mon souhait de voir l’Institut Lumière se développer encore et vous ne pouvez ignorer mon profond attachement au Musée Urbain Tony Garnier.

C’est d’ailleurs de ce Musée, atypique dont nous parlons aujourd’hui. Et une fois n’est pas coutume, je vais aussi en parler Monsieur le Maire.

Dans le quartier historique des Etats-Unis, avec ses fresques, son appartement témoin des années 30 et ses expositions temporaires de grande qualité -si le professionnel du bâtiment que je suis s’est régalé de la précédente exposition « Sacré Béton » l’année dernière, l’actuelle vaut également le détour : « La vie Mode d’emploi » retrace la manière dont depuis un siècle les citadins se sont appropriés les logements populaires (à voir jusqu’au 16 décembre au Musée Urbain Tony Garnier).

Si je profite de cette intervention pour faire un peu de pub au Musée Urbain Tony Garnier, c’est qu’il en a bien besoin Monsieur le Maire. Au regard des majors du secteur, le soutien de la Ville de Lyon est bien modeste et le quotidien des bénévoles et permanents du Musée est fait de journées à rallonge, de petits arrangements, de bouts de chandelles et de bouts de ficelles.

Vous aviez, Monsieur le Maire, alors que vous n’étiez encore qu’adjoint à la Culture envisagé – je n’ose dire promis – d’augmenter le concours de la ville au Musée afin de lui donner de l’air et de lui permettre de faire rayonner cette culture urbaine du XXe siècle toujours plus loin.
Vous êtes aujourd’hui Maire et j’espère que votre successeur a trouvé dans les fiches que vous lui avez transmises la trace de ces engagements, si ce n’est pas le cas, il ne vous appartient aujourd’hui que de les réitérer, je n’imagine pas qu’il puisse ne pas suivre vos instructions en la matière et ne pas faire confiance à votre expertise culturelle.
Le délai d’un an de cette convention nous permet d’espérer une négociation comme vous l’avez dit monsieur l’Adjoint pour l’année prochaine ; nous serons vigilants.
Les bénévoles et permanents du Musée comme l’ensemble des habitants du huitième vous en seraient reconnaissants.
Soyez en remercié par avance.

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