Parc de la Tête d’Or

On  vit, depuis quelques années, dans un monde qui a beaucoup évolué. Beaucoup de groupes minoritaires pensent que leurs actions sont de plein droit et sont tellement significatives qu’elles doivent s’imposer à tous. Pour rebondir sur l’observation de Mme NACHURY, il faut savoir qu’un groupe d’environ 25 personnes manifeste dans le Parc de la Tête d’Or, encadré par la police, cette manifestation n’étant pas autorisée car elle n’a fait l’objet d’aucune demande. Leur revendication est de faire sortir les animaux qui s’y trouvent, de les libérer car ils y sont malheureux et s’y trouvent mal.

On  peut avoir une opinion sur ce sujet sauf que ce sont des personnes autoritaires, déterminées et qui n’ont pas de recul. Il est néanmoins allé les rencontrer un samedi. Il a vu à qui il avait affaire: des personnes qui pensent qu’ils détiennent l’alpha et l’oméga de la vérité et qu’il ne faut pas d’animaux dans le Parc de la Tête d’Or. Ils oublient que beaucoup de ces animaux s’y trouvent dans le cadre de la préservation des espèces en voie d’extinction, voire quasiment disparues. La moitié de ceux présents ou que l’on fait venir sont préservés afin qu’ils puissent avoir des petits pour ensuite être réintroduits dans leur milieu naturel. Cela, ils ne l’avaient pas vu.

Le Parc de la Tête d’Or est un parc magnifique mais il y a aujourd’hui des individus désireux de faire partir les animaux qui s’y trouvent ! Comme ces personnes semblaient stressées de faire sortir les animaux de suite, notamment les lions et là, il y avait beaucoup moins de monde. Ils reviennent néanmoins tous les samedis.

C’est un phénomène du même type que ceux qui sont venus décrocher le portrait de M. MACRON. Ces personnes pensent faire une action majeure. Après, des décisions sont prises qui peuvent paraître surprenantes.

On peut également citer les éclairages de boutiques. Celles-ci sont taguées car l’éclairage est trop fort. Il faut savoir que des néons ont été supprimés. Ces éclairages sont pourtant très importants car ils participent à la sécurité des passants. Un protestataire avait tagué une boutique disant « je tague car le commerçant a oublié de mettre son horloge à l’heure d’hiver et qu’il a éclairé une heure de plus ». C’est vous dire où on en est ! D’autres ne veulent plus de publicité sur les panneaux Decaux. On vit dans un monde comme cela.

Pour en revenir au Parc de la Tête d’Or, j’ai indiqué aux protestataires que s’ils représentaient la majorité des habitants exigeant qu’il n’y ait plus d’animaux, cela aurait pu être envisagé mais ils ne sont que 25 sur 568 000 habitants. Cela ne fait pas le poids. Force est, néanmoins, de constater que cela existe et que cette tendance ne cesse de se développer depuis trois ou quatre ans. Ils feront peut-être d’autres actions.

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