Politique du stationnement

Retrouvez l’intervention de Stéphane GUILLAND lors du Conseil Municipal du 17 décembre 2018 sur la politique de stationnement.

 

Je vous remercie, Monsieur le Ministre.

Une observation rapide pour commencer, j’attire votre attention qu’en page 7 du rapport de Lyon Parc Auto, on parle de 176 salariés au 31 décembre 2017, alors que, dans le rapport de la Ville de Lyon, on parle de 170 salariés à la même date. Cela représente un delta de six. Ce sont peut-être les économies que vous demandait Laurence BALAS avec insistance qui apparaissent. J’ai bien peur que ce soit plutôt une coquille.

Je voulais profiter, Monsieur le Maire, de ce rapport, pour revenir sur votre politique de stationnement et notamment sur la mise en place il y a un peu moins d’un an du FPS et de la vente des vignettes résidents.

Richard BRUMM vient de nous le dire, il nous l’avait également expliqué en Commission, ce sont 8 millions d’euros supplémentaires, 7 millions d’euros supplémentaires de recettes de stationnement et 1 million d’euros pour la vignette. Il ne peut que s’en réjouir et nous le comprenons.

Côté vignette, c’est simple, c’est 1 million d’euros de moins dans la poche des Lyonnais. C’est un peu de pouvoir d’achat en moins, mais, comme le dit votre ancien collègue du gouvernement, Benjamin GRIVEAUX, « s’il fume des clopes et roule en diesel, on s’en fout, non ? ».

Toujours sur cet aspect de vignette, au regard des chiffres secteur par secteur, on peut s’interroger sur la pertinence de certains secteurs : 6 vignettes à la Duchère, 34 vignettes au Point du Jour ou seulement 57 sur le secteur Pavillon dans le 7e. Un des arguments mis en avant en octobre 2017 pour cette réforme du stationnement était le souhait de pousser les automobilistes vers les parkings souterrains avec donc une tarification de surface, qui faisait que, pour 1 heure 30 de stationnement en zone Presto et quelques grandes artères commerciales, ou pour 3 heures en Tempo, il était plus intéressant d’utiliser les parkings plutôt que le stationnement de surface.

Le hic, et c’est une des questions que nous avons posées en Commission, c’est que ces parkings souterrains sont très souvent saturés, particulièrement entre midi et deux et le samedi, et encore plus en période de soldes ou de Noël, vous le savez. Il est quand même paradoxal d’avoir une politique incitative vers les parkings souterrains si l’offre en face n’est pas disponible.

Lors de l’audition des représentants de Lyon Parc Auto en Commission le 27 novembre, nous avons demandé à avoir un détail précis des fréquentations des parkings exploités par LPA. À ce jour, rien ne nous a été transmis, mais peut-être que le Président de Lyon Parc Auto, qui siège sur nos bancs, pourra accéder à notre demande.

Pour revenir au stationnement de surface lui-même, on ne peut que se réjouir du fait qu’aujourd’hui, les utilisateurs s’acquittent mieux de leur stationnement, mais nous avons toujours des interrogations sur la capacité de la Ville à exercer le contrôle. Cela rejoint mon observation sur la faiblesse du nombre de vignettes dans les trois secteurs précités. Plusieurs hypothèses se présentent. Soit il n’y a plus de problèmes de stationnement et tous ceux qui avaient un garage l’utilisent effectivement, au lieu de stationner en surface, ce qui était effectivement le but recherché. Compte tenu de ces secteurs, je pense néanmoins que le risque de verbalisation reste très faible et que les automobilistes continuent à tenter leur chance.

De la même façon, l’extension du stationnement dans plusieurs arrondissements va être mise en place prochainement. Quels seront les moyens de contrôle mis en parallèle, pour permettre toujours et encore de faire progresser le paiement des Lyonnais, ce dont on ne peut que se réjouir sur le stationnement ?

Partager sur :Tweet about this on TwitterShare on LinkedInShare on Google+Share on FacebookEmail this to someone