Rapprochement des antennes solidarités et des Maisons de la Métropole

Intervention de Dominique Nachury lors du conseil municipal de Lyon du 20 novembre 2017 à propos du rapprochement des antennes solidarités du CCAS de la Ville de Lyon et des Maisons de la Métropole

Monsieur le Maire,

Madame l’Adjointe aux Affaires sociales, Chers collègues,

Le contrat territorial Métropole-Ville de Lyon, issu du Pacte de Cohérence Métropolitain, porte l’expérimentation d’espace d’accueil et d’accompagnement social, qui associe le CCAS de la Ville de Lyon et la Métropole, pour partager des lieux et associer les équipes des Antennes Solidarités lyonnaises et des Maisons de la Métropole, situées sur le territoire de la Ville.

La convention que nous examinons ce soir crée l’espace d’accueil et d’accompagnement social, liste les missions déléguées, précise les modalités de mise à disposition, de fonctionnement, de financement, organise la gouvernance et l’évaluation.

Parce qu’elle mutualise les moyens humains et matériels, et qu’elle vise à une prise en charge globale et simplifiée, cette nouvelle organisation est positive et nous soutenons cet engagement pour une action publique plus cohérente et plus efficace dans l’utilisation des moyens. Je suis personnellement heureuse de cette conversion de la Ville de Lyon, ayant eu, en tant que Vice-Présidente du Conseil Général, bien des difficultés à mettre en œuvre à Lyon les politiques territorialisées et coordonnées en matière de prévention et singulièrement en matière de prévention spécialisée. Il ne convient pas en ce lieu de faire l’exégèse de cette convention aux dispositions nombreuses, mais nous souhaitons mettre l’accent sur quelques points.

Premier point, associer des équipes venues de structures différentes, de culture et de missions, est un objectif ambitieux, dont il ne faut pas nier la difficulté. Cela nécessitera beaucoup d’échanges, de mises au point, et donc de temps à passer. Il ne faudra pas que cela soit au détriment du temps à consacrer aux différents publics qui ont besoin d’être accompagnés, pas seulement par des dispositifs, mais par des professionnels en chair et en os et disponibles.

Deuxième point, prendre en charge globalement est un objectif dont nous sentons bien l’importance et l’impérieuse nécessité. Cela cependant peut se heurter à la réalité de dispositifs qui enferment souvent dans un silo et à la nécessaire spécialisation des agents, en raison de la complexité des sujets. Il faut rendre les choses aussi simples que possible, mais pas plus, disait Einstein. Il faudra donc trouver la juste polyvalence.

Troisième point, faire fonctionner ces espaces nécessitera une forte gouvernance dont nous notons la complexité : gouvernance globale pour assurer la cohérence, gouvernance locale pour la mise en œuvre. Veillons à ne pas laisser la technostructure prendre le pas sur la proximité. Nous avons tous, je crois, au cœur humanisme, proximité et solidarité. C’est bien, mais il faut le porter quotidiennement. C’est moins bruyant, mais c’est mieux.

Quatrième point, expérimenter, cela suppose évaluer et donc avoir bâti les outils de l’évaluation. J’ai noté qu’ils sont à venir et qu’un rapport d’activité est prévu à l’issue de la première année. Il nous semble important de prévoir que le Conseil municipal puisse entendre en Commission générale, le moment venu, c’est-à-dire vraisemblablement dans un an, ce bilan et débattre des orientations, éventuellement différentes ou nécessaires.

Majoritairement, le groupe votera pour ce rapport. Cependant, Pierre BÉRAT souhaite s’exprimer.

Je vous remercie.

Partager sur :Tweet about this on TwitterShare on LinkedInShare on Google+Share on FacebookEmail this to someone