Rives de Saône : une confirmation et une question

Intervention de Emmanuel HAMELIN lors du conseil municipal de Lyon du 26 mars 2018 à propos des rives de Saône

Chers collègues,

Cette délibération revient donc sur le dossier des rives de Saône. Je ne reviendrai pas sur l’intérêt de ce projet, sur lequel nous nous sommes exprimés déjà à de nombreuses reprises, que nous avons régulièrement voté, malgré quelques désaccords parfois, et que nous voterons à nouveau aujourd’hui.

Deux points malgré tout retiennent aujourd’hui notre attention.

Le premier est un satisfecit. Vous venez en effet de nous donner raison sur le dossier de l’esplanade du Palais de Justice. En effet, en avril 2012, Michel HAVARD, au nom de notre groupe, avait exprimé ses doutes concernant le choix que vous aviez fait d’utiliser de l’acier Corten pour la surface. Il avait indiqué que, sur cet emplacement, l’acier Corten risquait de créer un îlot de chaleur important, ce qui allait en contradiction avec le Plan Climat du Grand Lyon, qui prévoyait justement la limitation des îlots de chaleur. Je sais que, sur ce sujet, Alain GIORDANO est un élu très sensible. Le Maire, à l’époque, avait répondu qu’un architecte avait fait des essais de chaleur sur cet acier novateur et qu’il ne captait pas la chaleur. Aujourd’hui, nous votons une délibération qui acte le surcoût d’investissement de 200 000 euros sur ce site, dont la moitié correspond à des bassins et une fontainerie pour refroidir ce qui est devenu en réalité un véritable îlot de chaleur.

Vous le savez pourtant, Monsieur le Maire, notre opposition est constructive. C’est la raison pour laquelle, si vous nous aviez écoutés, nous aurions fait l’économie de près de 110 000 euros. Avouez qu’en cette période de vaches maigres, cette somme aurait été bien utile à notre collectivité.

Le deuxième point concerne le pavillon des rives de Saône, situé, comme chacun le sait, sur le parking Saint-Antoine, à l’angle du pont Maréchal Juin.

Sur ce dossier, je suis déjà intervenu à de très nombreuses reprises, d’abord sur le fond, considérant que ce bâtiment était d’une esthétique mais aussi d’une utilité discutables. Faire une maison du projet, pourquoi pas, et cela avait d’ailleurs plutôt bien fonctionné pour les berges du Rhône et pour la Confluence, mais, pour les rives de Saône, il faut bien reconnaître que l’idée n’était pas si bonne que cela.

Sur la forme ensuite, poser cette structure à cet emplacement, sans concertation avec les riverains, pour un coût initial de 500 000 euros, qui a fini à 800 000 euros (et je ne parle pas des coûts de fonctionnement), c’est beaucoup pour un espace maintenant fermé depuis longtemps déjà. Mais nous ne reviendrons pas dessus, ce pavillon est là maintenant depuis sept ans, même si nous souhaitons qu’il garde sa dimension provisoire.

En revanche, en avril 2011, Gérard COLLOMB disait, au sujet de ce dossier en particulier, et des maisons des projets en général, que celles-ci sont faites pour être déplacées, car les projets évoluent. Je pense qu’il est temps d’en tenir compte, d’autant que la convention sur cette maison des rives de Saône prévoyait dans la délibération du Grand Lyon en 2011 une durée de vie de sept ans, qui arrive à terme aujourd’hui. Ma question est donc – c’est presque un souhait – : quand pensez-vous que les travaux de déménagement, ou tout simplement de déconstruction, de la maison des rives de Saône vont démarrer ?

Je vous remercie.

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