Rue Victor Hugo et PDU

 Que représente la rue Victor Hugo pour un élu délégué à la voirie et aux déplacements ? C’est des trous, des problèmes de stationnements sauvages, des problèmes de livraisons et des conflits d’usage. On ne peut être que content de voir des sommes aussi conséquentes investies sur ce secteur. Je vois aussi des points très positifs comme la volonté de conforter la réglementation piétonne sur la rue Victor Hugo et la place Ampère. Cela veut dire qu’il y aura une lutte contre le stationnement sauvage et une meilleure réglementation des livraisons. On est aussi très content de la sanctuarisation de la place Ampère qui deviendra un réel espace piéton et donc agréable à la vie des gens. Des points positifs aussi pour les vélos, des aménagements de stationnement. Ils précisent aussi la mise en place des contre-sens cyclables sur les perpendiculaires mais je crains qu’on les ait déjà installés avant que les travaux aient commencé sur la rue Victor Hugo. C’est un ensemble de satisfactions au niveau de l’accessibilité des PMR. Par contre, j’ai une inquiétude et une grande interrogation sur les questions de stationnement, on parle de création de zones piétonnes ou des zones de rencontre où serait sacrifié le stationnement, on parle aussi de la sanctuarisation piétonne d’Henri IV. Cela impliquerait la suppression d’à peu près 15 places si je comprends bien le plan et de dizaine de places de stationnement sur les rues perpendiculaires. Dans un quartier où trouver une place de stationnement est une grande aventure qui peut durer 50 minutes, c’est aussi parmi le top 3 des réclamations que je reçois des habitants. Je souhaite que la mairie soit fortement impliquée dans la mise en place de ces zones de rencontre et piétonnes. Je rappelle qu’on a nous-même mis en place des zones de rencontre au niveau de la rue des quatre chapeaux et Ferrandière et qu’on a su faire en maintenant le stationnement. Je pense qu’il faudra entendre les habitants qui aujourd’hui ont des problèmes de stationnement sur ce sujet. Cette réflexion est à mener au-delà des frontières du 2e arrondissement, à l’échelle de la Ville et de la Métropole. Nous nous interrogeons aussi sur la Zone à faibles émissions qui est citée dans le PDU.

Sans nous y opposer, nous nous interrogeons sur le projet de mise en place de cette zone dont le périmètre doit être défini en 2018. Ne doutant pas que cette zone concernera certainement la presqu’île, nous exigeons que la mairie du 2ème soit partie prenante dans cette décision. Nous voulons une démarche positive et non punitive vis à vis des habitants. Comme nous allons jusqu’en 2030, nous nous sommes permis aussi de demander un benchmarking sur les modes de transports innovants.

Outre les nouveaux modes de transports fluviaux que j’ai cités comme le Sea Bubble, nous devons être proactifs dans les expérimentations de moyens de déplacements routiers et aériens, à l’image des transports par câble qui sont chers à M. le Maire, mais aussi la navette Navya, une navette autonome et électrique que Nous avons accueilli avec joie dans l’arrondissement et nous aimerions bien voir le potentiel mis au sein de la Ville. Nous pouvons aussi commencer à réfléchir à l’apparition des drones-taxis présentés par Airbus le week-end dernier au salon de Genève ou qui devraient être testés à partir de juillet en service à Dubaï avec un modèle chinois. Cela implique une réflexion au niveau de l’urbanisme. Comme on décolle, il faut un espace et aussi au niveau de la construction des bâtiments comme des parkings, qui pourraient accueillir des atterrissages.

 

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