Stationnement payant.

Sur le dossier, relatif aux mesures environnementales, pas d’observations particulières. Par contre, pour ce qui est des deux autres, nous ne sommes pas tout à fait sur la même ligne que celle que vous venez de présenter. On va démarrer par le fameux FPS qui passe de 17 à 35 €, voire 60 €, ce qui fait une grosse, grosse différence. Nous comprenons bien la nécessité qu’il faille à un moment donné sanctionner ceux qui ne payent pas la voirie et le stationnement. Mais cette augmentation-là, de notre point de vue, est beaucoup trop importante. Fin 2016, déjà, nous avions fait une intervention au conseil municipal pour dénoncer l’insuffisance des contrôles du stationnement. On était passé de 100 à 125 agents pour organiser ces contrôles. Ce qui évidemment est peu et ne permettait pas réellement de contrôler l’espace public, notamment les zones concernées.

Dans le projet, vous mettez une seule séance de dix heures, alors que d’autres villes ont fait le choix de mettre plusieurs séances. Paris, Bordeaux, Lille et d’autres. Ce qui est déjà un aveu de faiblesse car vous dites que vous n’avez pas les équipes ou le personnel suffisant pour effectuer plusieurs contrôles dans une journée. Sur le montant, très sincèrement, on n’est pas loin du « racket » anti-automobilistes. Ce n’est pas parce que Macron essaye de prendre de l’argent aux collectivités locales, qu’il faut que les collectivités locales prennent de l’argent aux automobilistes qui sont très souvent, hélas, considérés comme des vaches à lait. Plutôt qu’augmenter si massivement les amendes, on n’était pas contre le fait d’une petite augmentation. Cela ne nous aurait pas choqués. Celle-ci nous semble un peu démesurée. Plutôt que d’augmenter de cette manière-là les amendes, on aurait pu par exemple mettre le paquet sur les parcs relais. On le voit, à sept heures du matin, les parcs relais autour de la ville sont saturés. Ce qui veut dire que les voitures sont obligées de rentrer dans la ville. Si on avait une politique plus ambitieuse au niveau des parcs relais, probablement qu’on réduirait, peut-être même considérablement, le nombre de voitures en ville compte tenu du maillage qu’il y a au niveau des transports en commun.

Le rapport sur les tarifs résidents : l’argument utilisé c’est pousser les possesseurs de parking à ne pas utiliser la vignette résident. En réalité, là-aussi, je crains que cela soit pour récupérer beaucoup d’argent. On estime, d’après votre rapport, qu’il y a quarante mille vignettes résidents. Ce qui est plus important que le nombre de places. Si on se réfère aux chiffres de 2009 qui sont les derniers suffisamment explicites, on sait que 40 % de ces 40 000 vignettes ne font pas l’objet d’un achat régulier de vignettes mensuelles. Suivant les mêmes chiffres de 2009, 18.6 % des résidents (c’est écrit dans votre rapport) utilisent une deuxième vignette. Ce qui voudrait dire que sur la base des 40 000 vignettes, on aurait 32 550 vignettes (première vignette) et 7 450 vignettes (deuxième vignette). Sur cette base, si on tient compte du prix que vous fixez, la recette attendue sera d’environ 1.800 000 €, chaque année. Cela fait beaucoup d’argent. Je ne vais pas revenir sur les propos que j’ai tenus tout à l’heure que cela puisse être utile dans les périodes de grande disette financière des collectivités. Là-aussi, on aurait pu imaginer faire payer un petit peu cette vignette qui était gratuite et faire par exemple une participation aux frais de dossiers. Mais comme cette vignette est maintenant dématérialisée, les seuls frais de dossiers qu’il y a c’est le contrôle des cartes grises, l’avis d’imposition et le justificatif de domicile. On est quand même bien loin des 40 € ou des 60 € ! J’ai fait un petit calcul pour voir, ce que cela représentait pour ceux qui bénéficiaient de ces vignettes gratuites. Le fait qu’elles soient payantes (si on y rajoute les vignettes mensuelles), pour les zones tempo, c’est une augmentation de près de 19 %  et sur les zones presto, c’est une augmentation de 9 %. C’est quand même des grosses augmentations, qui de notre point de vue, ne se justifient pas. En conclusion, sur ces deux délibérations, on veut bien qu’il y ait une incitation à ce que les automobilistes payent réellement leurs amendes mais passer de 17 à 35/60 €, on est dans la démesure, y compris pour les vignettes. Là aussi, on était prêt à ce qu’il y ait une participation symbolique pour payer les frais de dossier. Là encore une fois, entre 40 pour la première vignette et 60 pour la deuxième, on est là aussi bien loin du compte. C’est la raison pour laquelle, nous voterons contre ces deux délibérations.

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