Stationnement payant

Le premier élément sur le lequel nous ne sommes en désaccord, c’est de rendre la vignette résidente payante. 40 plus 60€ dans le cadre de deux vignettes, ça fait quand même 100€. Ce n’est pas une dépense modeste. Et sur le principe, ça pose un problème car cette vignette, c’est la reconnaissance d’un droit. C’est la reconnaissance du fait que vous êtes riverain d’une rue où il y a du stationnement payant. Je ne vois pas pourquoi on fait payer la reconnaissance d’un droit. Qu’on nous dise qu’il y a un coût administratif pour éditer la vignette de quelques euros, on pourrait en discuter pour le faire prendre en charge par le bénéficiaire mais 100€ on est loin de ça. Avec ce dispositif, en faisant payer la vignette, vous faites payer la reconnaissance d’un droit ce qui sur le plan du principe n’est pas du tout normal. C’est d’autant plus gênant que dans les considérants de la délibération, vous nous dites qu’il y a trop de vignettes résidents et 40% ne sont pas utilisées.  Le problème du trop grand nombre de vignettes n’en est  donc pas vraiment un.  L’objectif  mentionné dans la délibération, est très clairement de dissuader les habitants qui ont un garage « Il s’agit de recentrer le dispositif sur les résidents qui ne disposent pas de parking privé ». Alors là, je ne suis pas du tout d’accord non plus, parce que ce n’est pas parce qu’on dispose d’un garage, que l’on a investi dans un garage qu’il vaudrait priver à terme les habitants du droit. On sent quand même que derrière il y a une idéologie consistant à dire « Finalement dans cette société, vous êtes citoyen sans voiture, vous êtes super bien. Vous êtes un citoyen avec une voiture, vous êtes déjà un petit peu moins bien. Si vous êtes un citoyen avec une voiture et un garage et qu’en plus vous avez votre vignette alors là, on frise l’abomination citoyenne ». Pourquoi des gens ne garent-ils pas leur voiture dans des stationnements en sous-sol. Dans certains cas, c’est parce qu’il y a de l’insécurité et parce qu’ils savent très bien qu’en mettant leur voiture en sous-sol il y a de gros risques de dégradations de leur véhicule. Leur voiture est plus en sécurité dans la voirie.  Deuxième illustration, le logement social. Il y a beaucoup de gens qui ne prennent pas le garage qui est avec l’appartement du logement social et qui préfèrent pour des raisons x ou y, parce qu’ils n’ont  pas d’autres choix, la mettre dans la rue

Deuxième problème, le coût trop élevé des amendes. Il faut  des amendes pour dépassement du stationnement. Mais il faut être raisonnable sur leurs montants. 60€ ou 35€ par rapport à la situation actuelle. Vous auriez pu être plus innovant en essayant, d’une part de mieux contrôler les zones.et d’autre part en adaptant mieux la tarification et  la verbalisation  On comprend bien que Monsieur Macron est en train de faire les poches des collectivités en réduisant de façon drastique les dotations, et donc  qu’il faut aller chercher de l’argent ailleurs !

Enfin, parlons des risques et des incohérences du nouveau découpage du stationnement résident Sur le principe pas d’objection, sur le fait de raisonner par bassin de vie plutôt que sur l’arrondissement dans son ensemble, on peut le comprendre avec un arrondissement grand comme le 3e notamment, mais avec des effets frontières qui semblent assez préjudiciables. Vous avez retenu la rue Garibaldi comme frontière entre deux zones. La rue Garibaldi a longtemps été une zone frontière, ça ne l’est plus aujourd’hui. Donc pour les gens qui habitent d’un côté de la rue Garibaldi, c’est les empêcher d’aller se garer de l’autre côté de la rue Garibaldi. C’est  un effet de frontière  préjudiciable aux habitants. Puis le deuxième cas, tout le cours Lafayette aurait une vignette 6e. Même ceux qui habitent le 3e. Donc ça veut dire que ces gens-là seront obligés d’aller se garer dans le 6e pour bénéficier du tarif résident et ne pourrons pas le faire dans le 3e. C’est quand même quelque chose qui me semble assez aberrant.  À ce découpage par bassin de vie, pas d’objection de principe mais il me semble qu’il mériterait d’être retravailler pour éviter ces effets frontières. On va rendre la vie assez compliquée aux personnes qui habitent à proximité de ces  frontières Je pense que c’est bien du ressort des élus d’aller regarder en détail ce découpage et de ne pas laisser des techniciens faire le découpage,  qu’on aille regarder comment vivent les gens. Le problème c’est que plus vous faites des petits secteurs et plus il y a de frontières. Ce que je reproche dans le 3e par rapport à ce qui a été fait dans d’autres arrondissements, c’est qu’il y a beaucoup de petits secteurs.

Partager sur :Tweet about this on TwitterShare on LinkedInShare on Google+Share on FacebookEmail this to someone