Taux d’imposition

Retrouvez l’intervention de Stéphane Guilland lors du conseil municipal du 27 janvier 2020 :

Monsieur le Ministre,

Vous allez encore être contraint de m’écouter quelques minutes en lieu et place de Madame BALAS.

Quelques mots rapides pour vous confirmer que nous ne voterons pas ces taux. Nous ne les avons pas approuvés en 2014 lors de leur augmentation. Il n’y a aucune raison que nous fassions différemment cet après-midi.

C’est pour autant l’occasion de revenir sur les trois augmentations d’impôt auxquelles vous avez procédé depuis que vous êtes Maire de Lyon, qui ont eu pour conséquence de faire progresser le taux de la taxe d’habitation de plus de 16 % et celui du foncier bâti, je vous le rappelle, de près de 20 %.

En 2002, le produit de l’impôt inscrit à votre budget primitif était de 197 millions d’euros, aujourd’hui, il est de 370 millions d’euros. Je vous l’accorde, il faut intégrer l’augmentation du nombre de contribuables et celle des valeurs locatives, mais la progression est largement supérieure à celle de l’inflation.

Ainsi, sur ces 19 années de règne ou de quasi-règne, le cumul des surplus atteint 1,7 milliard d’euros. Effectivement, dans de telles conditions, les finances de la Ville de Lyon peuvent être saines.

Si je reprends l’enquête iFrap, et l’on ne pourra pas me dire que cette enquête n’est pas plausible, puisque notre collègue PELAEZ, sans aucune ironie tout à l’heure, l’a citée et s’est appuyé dessus. L’enquête iFrap publiée la semaine dernière dans Le Point classe Lyon seulement à la dixième place en termes d’imposition locale par habitant, ce qui n’est, vous en conviendrez, par rapport à tous les classements que vous nous donnez régulièrement, pas nécessairement une très bonne place.

Vous aurez, au cours de vos trois mandats, préféré utiliser la facilité du levier fiscal plutôt que de remettre en question certaines pratiques, je l’ai dit tout à l’heure, et chercher à améliorer votre gestion. Seules la baisse drastique des dotations et la contractualisation récente avec l’État vous ont obligé à faire un peu d’introspection. Je dis un peu, car il fut aussi beaucoup question pendant ce mandat de maximalisation des recettes à travers de très nombreuses hausses tarifaires. Je n’y reviendrai pas. D’ailleurs, c’est assez étonnant d’entendre cette liste à la Prévert dans la bouche de Madame PICOT, Madame PICOT qui, d’ailleurs, s’est fait l’écho du discours qu’a pu tenir le Président de la Métropole lors du dernier Conseil. C’est dommage, Monsieur le Maire, vous étiez déjà parti à ce moment-là. Il a dit que la hausse d’impôt pratiquée n’était peut-être pas utile. Il parlait de celle de la Ville de Lyon et de celle de la Métropole. Comme quoi, on est souvent très bien servi par ses amis.

Je vous remercie.

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