Travaux dans les écoles

Retrouvez l’intervention de Dominique Nachury lors du conseil municipal du 19 décembre 2019 :

Monsieur le Maire,

Là, nous sommes dans l’hyperproximité, celle des petits Lyonnais de 3 à 11 ans et de leur communauté éducative.

Cette délibération propose d’adapter les montants d’opérations inscrites au Plan d’équipement pluriannuel de la Ville de Lyon.

Cinq thématiques sont concernées sur le patrimoine scolaire existant de la Ville, puisque les constructions d’écoles neuves font l’objet d’opérations individuelles. Je ne citerai pas les thématiques et les montants, mais nous pouvons avoir plusieurs lectures de cette injection de moyens budgétaires supplémentaires.

Première lecture, celle de la découverte : chic, voilà ouverte la possibilité de répondre à des besoins de travaux et d’équipements, à des demandes restées sans réponse depuis longtemps !

Deuxième lecture, celle de la technique : bien, mais comment seront choisies les écoles bénéficiaires, selon quelles priorités ? L’urgence, l’ancienneté de la demande, la répartition élémentaire/maternelle, l’équilibre entre arrondissements ? Des écoles sont citées, par exemple Péguy, Pagnol, les Anémones pour la rénovation des cours d’école. Est-ce une liste exhaustive ? La décision est-elle déjà prise pour ces écoles ? L’arbitrage se fera-t-il avec les adjoints d’arrondissement chargés des affaires scolaires ?

Troisième lecture, plus critique : l’état de certains sanitaires, cours d’école, système de sécurisation des accès impose des travaux urgents. Ces travaux sont demandés par les écoles et/ou les élus concernés depuis très longtemps, souvent trop longtemps. Je prends quelques exemples venus du territoire que je connais plus particulièrement, c’est-à-dire le 6e arrondissement. J’illustre de quelques photos, mais j’en ai d’autres à disposition. On pourrait sûrement réaliser les mêmes photos dans d’autres arrondissements, sauf à constater qu’il y a une volonté de maltraiter le 6e.

S’agissant d’hygiène et de sécurité, on comprend mal que les dysfonctionnements ne soient pas réglés dès qu’ils sont constatés et connus. Je rappelle les observations de la Chambre régionale des Comptes, notamment en ce qui concerne la sécurité. Parce que l’on sait bien que la maintenance programmée ou réactive est la meilleure solution. Il est rare que le temps apporte remède aux fuites, aux plafonds chutant, aux sols défoncés.

Quatrième lecture, plus politique : cette annonce du 19 décembre est-elle liée à la fin de mandat et à la nécessité de présenter une municipalité réactive et performante dans une de ses compétences légales et importante aux yeux de bien des habitants électeurs ? Je fais confiance au sens critique des Lyonnais concernés.

Je m’étonne aussi de certaines annonces faites par Monsieur l’Adjoint aux Affaires scolaires et qui concernent les années à venir.

Des parents d’élèves élus sont reçus pour leur annoncer que dix écoles lyonnaises seront rénovées chaque année dans le mandat prochain et pour leur promettre bien sûr que leur école sera prioritaire. Reste à savoir pour quel candidat ces promesses sont faites et pourquoi l’on admet tardivement les nécessaires investissements de remise à niveau de certains bâtiments. Que penser aussi de la réponse faite à un directeur d’école demandant l’achèvement d’une lourde opération de rénovation, qui laissait de côté tout un étage dans son état ancien ? Bien sûr, sa demande sera traitée dans le prochain mandat, alors que l’on n’avait pas cru nécessaire de conduire un projet complet, qui aurait assuré cohérence et économies.

Je renvoie donc toutes ces questions à la campagne électorale.

 

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